• Les horloges 

     Au Moyen Âge, l’horloge était un élément essentiel à la vie communale. La maîtrise du temps offrait un pouvoir important et le beffroi, symbole de l’indépendance de la ville, constitue un support idéal. Les cités les plus riches ne lésinaient pas sur les moyens afin de doter leur beffroi de cadrans majestueux, affirmant ainsi aux yeux de tous leur pouvoir et leur richesse. Le plus souvent richement ornés, ces cadrans ont malheureusement souffert des conflits et des destructions. Aujourd’hui encore, tous les beffrois possèdent plusieurs cadrans certes moins ostentatoires mais toujours aussi indispensables. 

     Avant l’arrivée de l’horloge, les journées n’étaient pas organisées selon des heures mais selon des moments et des activités. Le pouvoir religieux, en sonnant les heures de prière, jouait alors un rôle primordial.  

    BEFFROI DE DOUAI (59) NORD

     

    BEFFROI DE DOUAI (59) NORD


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  • Les cloches 

     Avant l’apparition de l’horloge, la cloche était pour les habitants un véritable point de repère. Elle jouait un rôle primordial puisqu’elle régissait les différents temps de la journée (lever du soleil, couvre-feu, heures de travail et de repos, convocations, invitation à prendre les armes…). Les habitants étaient fortement attachés à leurs cloches qui étaient les premiers signes tangibles de l’indépendance de la cité. Ces cloches, souvent refondues, ont traversé les siècles mais les guerres du XXème siècle ont représenté un véritable désastre. 

     La cloche était également appelée clocque ou banclocque. 

     Les habitants, très attachés à celles-ci, leur avaient attribué des noms, la plupart du temps en fonction de leurs rôles. Ainsi, à Arras la «Joyeuse» sonnait les entrées des souverains et les fêtes. La «Cloque» des Portes de Douai indiquait les heures de travail et de repos, le «Timbre» signalait les dangers et le «Vigneron» annonçait le couvre-feu. 

    La flèche du beffroi est remarquable avec ses 54 soleils dorés et le grand lion des Flandres (près de deux mètres !) trônant au sommet de l’édifice avec les armoiries de la ville entre les pattes. 

    BEFFROI DE DOUAI (59) NORD


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  • Les carillons 

     C’est un habitant de Douai qui imagina le premier, en 1391, de «batteler» les cloches du beffroi à l’aide de petits maillets en bois, «les clipotiaux», dans le but de créer une mélodie : c’est le début des carillons manuels et sans clavier. 

     Par la suite, cloches et claviers sont reliés par un système de tringles et le carillonneur actionnait les marteaux en frappant les petits leviers du clavier avec la tranche de la main. Ces claviers, dits «à coups de poing», se sont développés au cours du XVIème siècle. 

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  • Les girouettes 

     Au Moyen-Âge, seules les maisons nobles avaient le droit d’être surmontées de girouettes et la forme de ces dernières, comme celle des blasons, était strictement réglementée. Tous les beffrois et la plupart des édifices communaux des Pays-Bas étaient ainsi couronnés. Ces girouettes étaient des plaques de tôle ou de cuivre, munies d’une douille ou de deux anneaux pivotant sur une tige de fer placée au sommet d’un comble. A ces girouettes, nous pouvons rattacher les monstres ou animaux mobiles pivotant autour d’un axe en fer. Ces figurines sont l’emblème protecteur de la ville et trônent donc au sommet des beffrois afin de surveiller symboliquement ce que les communes ont de plus précieux et en particulier les chartes de franchise. 

     Généralement de petites tailles, les girouettes étaient placées très haut et souvent accompagnées d’épis de plomb. Elles pouvaient avoir la forme d’une oriflamme de métal sur lequel étaient peintes les armes de la ville. On plaçait également des drapeaux en étoffe ou en métal, des bannières, des fleurs dorées. 

     Quant aux girouettes, il s’agit souvent d’un dragon car dans l’Antiquité, il est le gardien des Trésors. On en trouve un sur les flèches des beffrois de Gand, Tournai, Ypres et Béthune. Le lion est aussi un animal fréquemment utilisé (Arras, Douai, Bergues). Sur le beffroi de Cambrai c’est un Mercure alors que les beffrois d’Armentières et de Bailleul sont protégés par deux sirènes. Ces éléments, souvent «surorés», étaient l’objet de soins constants. 

    BEFFROI DE DOUAI (59) NORD

     

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